En France, les systèmes de production ovines sont d’une très grande diversité. Cela est dû au rythme de reproduction rapide de cette espèce, à l’aptitude de certaines races au désaisonnement et à un temps court et modulable nécessaire à l’engraissement final des agneaux.
En 2010, la France a produit 11% de l'offre de viande ovine de l'Union européenne à 27, derrière le Royaume-Uni qui en a assuré 35% et l'Espagne 14%.
Avec plus de 30 races répertoriées, la France peut affirmer avec fierté avoir l'une des productions ovines les plus diversifiées en termes de régions et de types de production.
Les moutons sont élevés partout en France, soit en grands troupeaux de plusieurs centaines de brebis, soit en complément d'autres productions. Cette présence des ovins est très souvent justifiée par la nécessité d'utiliser les parcelles et les ressources fourragères les plus pauvres ou seulement valorisables en prairies. Ainsi 80% de la production ovine est réalisée dans des zones sèches, défavorisées ou encore de montagne et de haute montagne, apportant de nombreux services environnementaux en matière de régulation écologique, d’entretien des paysages et de la biodiversité, de prévention des risques et d’aménagement du territoire.
La production à l’herbe concerne environ 60 % des agneaux en France ; elle est difficile à bien maîtriser, et les résultats techniques sont très variables entre exploitations. L’agneau doit être sevré d’autant plus jeune que sa croissance est faible sous la mère. L' âge minimum à respecter est de 6 semaines si l’agneau est engraissé en bergerie et de 8 semaines s’il est engraissé à l’herbe, à condition qu’il pèse alors le triple de son poids à la naissance. Le choix du mode de finition après sevrage dépend de la quantité et de la qualité d’herbe disponible à cette époque, et aussi du type d’agneau.
La maîtrise du parasitisme est un élément clé de la réussite de cette production.